Un peu d'histoire...

Cette maison est la plus ancienne de Saint-Benoît-des-Ondes. Située au centre du Bourg, elle fait face à l'église paroissiale.
Sa fondation en est dûe au moines bénédictins de l'abbaye du Mont Saint-Michel. C'est à ces derniers que l'on doit également la fondation d'un petit prieuré "le monastère de Blanc-Essay" qui fut à l'origine de la fondation de la paroisse au XIIe siècle.
Les bâtiments de ce qui ne s'appelle pas encore la "Seigneurie" durent être laissés à l'abandon et c'est Jean de Cherrueix, compagnon de Foulques d'Anjou en Palestine en 1129, qui au retour de la première croisade reprit les bâtiments et devint le premier Seigneur de Saint-Benoît.

Parmi tous les propriétaires qui s'y succédèrent, citons en 1660, le Marquis de Brie, Président honoraire du Parlement de Paris. Ce dernier laissa un trace durable de son passage dans la paroissse en instituant le "bien des pauvres", qui perdura jusqu'à la fin du XIXe siècle.
En 1726, Monsieur du Tillet, héritier du Marquis de Brie, et lui aussi, Président honoraire du Parlement de Paris.
Enfin, le plus célèbre d'entre eux, le marquis Louis-René Caradeuc de la Chalotais, Procureur Général du Parlement de Bretagne qui l'acheta au précédent en 1740.
Il fut l'âme de l'opposition du Parlement face au pouvoir royal. Il est également resté célèbre par son opposition aux Jésuites et fut l'auteur d'un traité sur l'éducation de la jeunesse.
Parmi tous ses titres, le marquis de Caradeuc de La Chalotais était Seigneur de Saint-Benoît-des-Ondes.
On lui doit notamment la construction de la "Rabine" et de la Porte des Morts.
Durand l'année 1779, la famille Lemercier des Loieries récupére par héritage la Seigneurie qui vit donc passer moines, croisés, corsaires, chouans...et Voltaire invité par Caradeuc.
Cette porte du XVe n'est-elle pas une invite à découvrir les trésors cachés qu'abritent ces vielles pierres ?

Le tréhori, datant du XVIIe siècle, servait de logement à une employée de maison, laquelle avait en charge la surveillance du foyer.

Datant du XVIIIe siècle, le petit salon tel qu'aurait pu le connaître le marquis Caradeuc de La Chalotais.

Jardin secret où voisinent avec harmonie les objets délicats des siècles passés.

Cette magnifique tapisserie du XVIIe siècle, les deux dragons (époque Kien-Long), fut ramener au temps de la course.


Copyright © - 2010 - Tél. 02 99 58 62 96 ou 06 72 43 06 97

      Maintenance Informatique